« Le jardin, clos de murs chauds, débordait de fleurs simples : roses, pivoines, iris. Là, je connus les saisons comme on connaît les visages d’une famille. » Colette
Le soleil du printemps, chassant le sombre hiver,
Caressait doucement les murs chauds, recouverts
De lierres et de glycines aux bourgeons entr’ouverts
Qui se gonflaient de sucs, par le jardin, offerts.
« Oh la douce chaleur que cet astre nous sert ! »
Murmuraient, en riant, brodées sur tapis vert,
Toutes les jeunes fleurs semées par Jupiter :
Roses, pivoines, iris, parsemées, à travers
Les parterres ombragés aux visages divers.
On entendit chanter la rose : « J’ai souffert
Pendant la longue nuit, éloignée de l’Ether !
Vous êtes ma famille : car, sans vous, je me perds… »
(Annie Leroy, le 27/03/26)