« Vous n’êtes pas du tout une femme convenable, Madame Colette…
Vous êtes la fière impudeur, le sage plaisir, la dure intelligence, l’insolente liberté… »
Jean Anouilh
Colette a cinquante-neuf ans quand elle publie, en 1932, Le Pur et l'Impur où elle s'interroge sur l'opium, l'alcool et les autres plaisirs qu'on dit charnels, à travers les souvenirs de quarante années de vie parisienne. Marianna Esposito Vinzi, membre de l’Académie de la Poésie Française et Affiliated Researcher Utrecht University, présentait le 10 juin 2026, cette œuvre à part que l’écrivaine considérait comme son chef d’œuvre et son livre le plus personnel.
Le Pur et l’Impur est une œuvre de Colette publiée en 1932 et rééditée en 19411 : « C’est selon mon vœux personnel que le volume intitulé Ces plaisirs… s’appellera désormais Le Pur et l’Impur. S’il me fallait justifier un tel changement, je ne trouverais qu’un goût vif des sonorités cristallines, une certaine antipathie pour les points de suspension bornant un titre inachevé – des raisons, en somme, de fort peu d’importance ».
1 Colette, Ces plaisirs… (1932), réédité sous le titre Le Pur et l’Impur en 1941. Édition de référence pour le présent texte, Colette, Le Pur et l’Impur, Paris, Hachette, 2004.
Colette a cinquante-neuf ans quand elle publie ces pages où elle s’interroge sur l’opium, l’alcool et les autres plaisirs charnels, à travers le souvenir de quarante années de vie parisienne.
Le livre s’ouvre sur une scène dans laquelle la narratrice, qui visite une fumerie d’opium, justifie sa présence en ces lieux en affirmant qu’elle y est « par devoir professionnel » (p.8), Colette étant aussi journaliste1. Dès le début, il est clair qu’elle joue à la fois le rôle d’observatrice et de participante. En effet elle rencontre Charlotte, qu’elle présente au lecteur comme l’une de ces femmes capables de simuler un orgasme pour un homme car « c’est la plus haute idée qu’un homme puisse concevoir de lui-même » (p.20). Charlotte, comme Colette, est en quête du plaisir en dépit des interdits de la société (à l’époque les lesbiennes étaient obligées de dissimuler leurs amours en public) et des impératifs masculins. Cette liberté de mœurs, que Colette envisage comme le fond même de l’existence humaine, n’est autre que la réponse à un ordre social qui divise les gens entre eux en créant des hiérarchies : hommes-femmes, hétérosexuels-homosexuels, purs-impurs.
En s’appuyant sur les confidences de ceux qui vécurent des amours non conventionnelles, qu’elle nomme affectueusement ses « monstres »2, l’écrivaine réfléchit en écho à sa propre existence, au sentiment et au plaisir amoureux car dans ses romans elle impose une parole féminine désinhibée qui aime formuler ses plaisirs, sans pour autant en dénier les angoisses. Colette considère qu’il est impossible de connaître véritablement l’individu et que pour cette raison, et de façon paradoxale, les mots sont les outils tout à fait appropriés pour accomplir son rôle d’observatrice de la société.
Pour Colette, l’écriture même participe du pur et de l’impur : écriture et monde coexistent comme les deux aspects d’une même expérience pour la personne qui écrit. L’écrivaine et psychanalyste Julia Kristeva, dans son œuvre Le génie féminin. La vie, la folie, les mots. III – Colette 3 souligne son amour pour l’écriture de l’écrivaine bourguignonne : « Colette a trouvé un langage pour dire une étrange osmose entre ses sensations, ses désirs et ses angoisses, ces plaisirs qu’on nomme, à la légère, physiques et l’infini du monde ».
Au fil de ses œuvres, Colette revient sur une idée qui est centrale dans toute sa production littéraire : l’écriture est pour elle une fusion entre la langue et le monde, entre le style et la chair, et le langage imprime sa séduction avec sa sonorité, sa plénitude et son halo de mystère. En contaminant la vue, le goût, l’ouïe, l’odorat, le toucher et toutes les variantes de la sexualité, dans les pages de ses romans les métaphores s’épicent de sonorités et les mots mêlent érotisme et sensualité.
Pour Colette tout se passe comme si les menus éléments perceptibles dans les mouvements corporels assuraient un besoin vital de communication. Dans son écriture, elle a trouvé un langage pour expliquer la fusion entre ses sensations, ses désirs et ses peurs. Contre les frustrations de sa vie amoureuse et les épreuves que lui imposent la réalité sociale, et surtout la guerre (Colette, née en 1873 et morte en 1954, a traversé les deux guerres mondiales), elle s’accroche au plaisir de vivre qui est, pour elle, à la fois un plaisir des sens et un plaisir des mots.
1 Quiconque s’intéresse à Colette doit mesurer la place de cette carrière parallèle qui accompagne et permet la composition de ses romans. Autrice d’au moins mille deux cent soixante articles pendant une cinquantaine d’années, Colette est passée à la postérité pour une œuvre littéraire très largement disséminée dans les journaux sous forme d’articles, de reportages et de contes.
Marie-Eve Thérenty, Femmes de presse, femme de lettres, Paris, CNRS éditions, 2019.
Gérard Bonal et Frédéric Maget, Colette journaliste. Chroniques et reportages, 1893-1955, Paris, Seuil, 2010.
2 Rachilde, Amours monstres, édition établie et présentée par Franck Javourez et Julien Schuh, Paris, Bouquins éditions, 2025.
3 Julia Kristeva, Le génie féminin. La vie, la folie, les mots. III – Colette, Paris, Gallimard, coll. « Folio essais », 2004. pp.13-25.
Lorsque Colette, vagabonde1 d’artiste de music-hall, à mime, danseuse et comédienne, fuit l’amour ce n’est pas seulement par peur de souffrir à nouveau après sa séparation de son mari Henry Gauthier-Villars, dit Willy. Elle est consciente de sa supériorité de femme et se moque des conventions religieuses et bourgeoises en défiant la norme sociale, car Colette présente les femmes telles qu’elles sont pour elle, non pas telles qu’elles devraient être. Les femmes racontées par Colette sont des femmes lucides, fortes, « viriles », traitant l’homme avec désinvolture et condescendance car elles se veulent dominantes, comme une réaction à leur expérience de mariage souvent traumatisante.
Son registre, en parlant d’amour, est celui de la curiosité : épouse trahie, elle se lie aux maîtresses de son inconstant mari, elle s’intègre au milieu des lesbiennes parisiennes, elle provoque le monde du spectacle en dansant nue, imposant une fierté de femme qui n’est pas étrangère à la révolution des mentalités qui lentement amorceront l’émancipation économique et sexuelle des femmes au début du XXème siècle.
Face à la nécessité de gagner sa vie, Colette parvient à conquérir son indépendance économique et donc sa liberté : « Gagner ma vie, d’échanger contre de l’or sonnant mes gestes, mes danses, le son de ma voix… Je gagne ma vie, cela est un fait. À mes bonnes heures, je me dis et me redis, joyeusement, que je gagne ma vie ! Le music-hall, où je devins mime, danseuse, voir comédienne à l’occasion, fit aussi de moi, tout étonnée de compter, de débattre et de marchander, une petite commerçante honnête et dure. C’est un métier que la femme la moins douée apprend vite, quand sa liberté et sa vie en dépendent… » (La Vagabonde, pp.82-83).
Chez Colette il ne faut pas méconnaître l’attrait physique de la chair : « Mais qu’est-ce que c’est que le cœur, Madame ? Il vaut moins que sa réputation. Il est bien commode, il accepte tout. On le meuble avec ce qu’on a, il est si peu difficile… Le corps, lui… il sait ce qu’il veut » (p.24).
Colette exige son droit au bonheur à tout prix. Pour elle, il n’y a pas d’émancipation féminine sans une libération de la sexualité de la femme, qui est bisexualité et sensualité polyphonique, un dialogue permanent entre ce qu’elle appelle le pur et l’impur.
Combattante acharnée pour imposer sa liberté de femme (« C’est beau, la liberté » p.16) et sa signature d’écrivaine, provocante, scandaleuse par l’audace de ses mœurs et de son parcours de vie, Colette, qui vit à la charnière des deux siècles, refuse de s’enfermer dans tout militantisme et refuse toute étiquette de féministe. Toutefois, même si elle ne se qualifie pas féministe, sa vie a été un véritable combat pour la cause des femmes. Elle avait dénoncé la condition féminine en redéfinissant les relations conjugales, en explorant la sexualité de la femme au sein du couple et même au-delà.
C’est à travers le choix des mots que Colette saisit les nuances du plaisir. Magicienne du goût et du style français, elle s’enracine dans l’écriture et l’écriture s’incarne en elle. Elle cherche le bonheur à tout prix, sans autre sens moral que celui de suivre ses désirs et de les écrire.
Colette va au but de ses passions, fait figure de femme libre et scandalise les mœurs par ses liens sentimentaux. La libération des contraintes de son mariage, ainsi que son émancipation sexuelle et économique s’opèrent par la mise en scène de soi à travers des métamorphoses ludiques au théâtre et par le choix délibéré de se placer hors norme.
Colette est considérée comme une grande écrivaine quand le scandale entache Le blé en herbe, feuilleton publié dans le journal Le Matin en juillet 19222. Des lecteurs outragés en demandent l’interruption. Quand paraît le roman achevé, un an plus tard, la critique préfère retenir la poésie et la profondeur des relations amoureuses de Philippe et Vinca, les deux protagonistes, deux adolescents confrontés à un monde qui les dépasse.
L’écrivaine décrit dans ce roman la découverte du sentiment amoureux et la sensualité des premiers émois sexuels dans le décor lumineux de la côte cancalaise. Le questionnement de la jeune héroïne Vinca traduit son incompréhension face aux lamentations de son ami d’enfance Phil : « Tant d’années encore, Vinca, pendant lesquelles je ne serai qu’à peu près homme, à peu près libre, à peu près amoureux ! » (Le blé en herbe, p.112). Cette réflexion s’inscrit dans une époque de basculement des normes sentimentales et sociales.
Colette écrit dans une période historique où les rôles féminins se redéfinissent, où le mariage cesse peu à peu d’être l’unique horizon amoureux. Dire qu’on peut être « à peu près amoureux » c’est contester l’obligation sociale de l’amour, assignée aux femmes comme devoir moral. C’est revendiquer le droit au doute et à la liberté.
Attentive à la complexité psychologique et à la vérité intime plutôt qu’aux modèles imposés, Colette est le précurseur d’une sensibilité moderne. La liaison entre Philippe et Mme Dalleray s’inspire de celle qu’elle eut avec son beau-fils, Bertrand de Jouvenel. Refusant de considérer ce roman comme une autofiction, elle avait déclaré : « Je n’ai pas voulu raconter une histoire scandaleuse, mais l’instant très fragile où l’enfance finit. ».
Colette, à l’âge de trente-huit ans, se lie sentimentalement à Mathilde de Morny, une aristocrate lesbienne et travestie en homme. Elles montent ensemble sur scène de 1907 à 1911. Elles posent régulièrement devant l’objectif de la caméra dans des parodies et simulacres des appartenances genrées (Colette et Mathilde de Morny, dite Missy, s’habillaient souvent en hommes portant des pantalons). Sur la scène, comme dans la vie, le couple adopte des déguisements et fait des allusions aux apparences normées des couples hétérosexuelles. Ce type d’images ne se limite pas à Colette, à Missy et aux autres amies du couple : il trouve sa place dans un ensemble plus vaste qui, à la suite de la démocratisation et de la diffusion de la photographie, travaille à mettre en scène le genre, à le défaire et à le reconstruire de manière plus inventive.
Colette évolue aussi, pendant sa carrière au music-hall, dans des environnements où exercent des communautés artistiques et littéraires queer brouillant les normes hétérosexuelles bourgeoises. (Des études ont révélé l’étendue de son immersion dans les communautés littéraires queer3). Dès ses premiers temps à Paris, dans les années 1890, elle se plonge dans un milieu d’écrivains, de poètes et artistes de toutes sexualités et identités de genre, parmi lesquels figurent Rachilde, André Gide, Natalie Clifford-Barney (avec laquelle elle entretient une relation sexuelle), Renée Vivien, Marcel Proust et beaucoup d’autres.
Le succès de la série des Claudine repose en partie sur sa description des relations lesbiennes, et ses fictions et reportages de cette époque offrent une place prépondérante à l’homosexualité. Colette fréquente et fait connaître les restaurants et les bars gays et lesbiens de Montmartre de la Belle Époque. En 1907, avec son amante Missy, Colette met en scène une performance saphique dans Rêve D’Égypte confirmant son intérêt pour le dévoilement public d’une féminité qui refuse la honte corporelle et trouve une forme d’intégrité dans l’indépendance financière, le travail, la sexualité libre et la beauté physique. La fluidité de ses identifications reflète l’image dynamique qu’elle donne d’elle-même dans ces années de transition professionnelle et personnelle. Cette fluidité reflet aussi les progrès accomplis par les femmes françaises de cette époque dans la lutte pour l’égalité des sexes4.
Colette ose écrire à un grand nombre de femmes car l’écriture les rapproche par tout un réseau d’images inextricables et entremêlées. Ce sont des femmes souvent supérieures aux autres qui fortes de leur confiance en elles-mêmes et de leur indépendance économique semblent inaccessibles. Leur processus de renaissance après la séparation d’un mari souvent violent leur permet de se réapproprier le regard extérieur méprisant et d’inverser la dynamique toxique qu’il entraine. Les héroïnes acquièrent alors la possibilité d’assumer une véritable identité constituée de nuances parfois paradoxales.
L’attention de Colette est portée avec passion, dès ses premiers textes, sur toute condition physique et mentale, et même sur toute condition psychosomatique : corps livrés au bonheur des promenades, corps adolescents pris par l’éveil de leur désir, corps vieillissants, corps diminués par la fièvre et la maladie, ou transfigurés par l’éclat du maquillage, par l’effort du au sport ou à la danse ; corps en mouvement ou endormis, corps arrondis par la gourmandise ou anorexiques, comme celui de Renée Vivien5.
En jouant – littéralement dans sa vie et symboliquement dans ses écrits – des rôles divers, Colette confère à sa propre identité de multiples visages. Néanmoins, une des identités qu’elle a refusé tout au long de sa vie est celle de la femme et de l’écrivaine féministe, préférant se présenter comme « une militante érotique », en révolte contre tous les types normatifs du désir. L’identité de Colette (auteure, narratrice, personnage) émerge dans toute sa complexité dans ses romans. Sa culture sexuelle est libre de toute catégorisation. Colette observe, participe et collabore à la création d’une éducation sexuelle plus ouverte, permettant à tous ses membres de jouer un nombre infini de rôles tout en conservant sa liberté en dépit des efforts des autres pour limiter les individus à une identité singulière.
Sa biographie, riche de liaisons amoureuses avec des hommes et des femmes, décrivant la maternité, la vie professionnelle, le port de vêtements tantôt féminins tantôt masculins, résiste aux différentes catégories de description des femmes et insiste au contraire sur la pluralité des identités. Pour Colette écrivaine-comédienne-mime, l’identité apparaît non seulement mobile, mais aussi capable d’absorber les traits constitutifs des êtres humains et non-humains.
L’œuvre de Colette peut être considérée comme emblématique de la modernité en raison du refus de ses héroïnes d’adhérer aux modèles préexistants, dans le but de s’inscrire plutôt dans la sphère d’une société bouleversée par la fragmentation de l’être. Colette nous rappelle que dans ce monde nous portons tous des masques, y compris en dehors du théâtre. Dans ce monde où la duplicité et le jeu règnent, Colette valorise l’expérience de la vie à travers les sens et le corps. C’est en écrivant qu’elle a réussi à répondre à toutes les identités possibles, en se métamorphosant sans cesse pour mieux persister dans l’existence.
Ouverte à tout, en avance sur son temps, Colette échappe aux schémas réducteurs et aux stéréotypes, d’où la position bien souvent marginale qu’elle occupe dans tous les milieux qu’elle traverse, à la fois en dehors et en dedans. Elle reste difficile à cerner. Dans ses livres, elle renvoie tellement d’images d’elle-même qu’elle ne se laisse pas enfermer dans une définition ou une appartenance. Autant de personnalités donc qu’elle aura revêtues et de milieux sociaux qu’elle aura habités, avec « un besoin d’échapper à tout et à tous, un bond vers le haut, vers une loi écrite par elle seule et pour elle seule »6.
Marianna Esposito Vinzi
Affiliated Researcher Utrecht University
1 La Vagabonde est le titre de son premier grand roman. Ouvrage de la maturité, lorsque le livre paraît, en 1910, Colette avait trente-sept ans. La Vagabonde marque un passage. Parvenue à se libérer de la contrainte de son mari Willy (figuré par Taillandy dans le roman), elle prend par l’écriture une pleine conscience de son identité et de sa liberté. Renée, la protagoniste du roman, quitte Paris pour sillonner le pays pendant quarante jours lors d’une tournée de spectacles avec son partenaire le mime Brague. Vagabonde sur les scènes de Paris et de la province, c’est dans ce contexte de vie d’actrice et de femme seule qu’elle trace le chemin d’une vie qui, avec force et lucidité, lui permet de retrouver son moi et le goût d’exister.
2 Colette, Le blé en herbe (1923), Paris, Flammarion, 1974.
3 Judith Thurman, Secrets of Flesh: A Life of Colette, New York, Random House, 2000 – The Pure and the Impure, New York, New York Review Books, 2000.
Michael Lucey, Never Say I: Sexuality and the First Person in Colette, Gide and Proust, Durham, Duke University Press, 2006.
Kadji Amin, “Ghosting Transgender Historicity in Colette’s The Pure and the Impure”, L’Esprit Créateur, Transgender France, vol. 53, n.1, 2013.
4 Émilie Bouvard, Julien Dimerman, Laurence Le Bras, Les mondes de Colette, Paris, Gallimard, Bibliothèque nationale de France, 2025, p.77.
5 Pauline Mary Tarn (1877-1909), fille d’une américaine et d’un britannique fortunés, s’installe à Paris et adopte Renée Vivien pour nom de plume. Surnommée « Sapho 1900 », elle nous a laissé des vers d’une grande beauté et d’une superbe puissance. Anorexique, sombrant dans l’alcool et la drogue, elle s’est éteinte à trente-deux ans.
Renée Vivien, Poèmes choisis, 1901-1910, Paris, Points, 2018.
6 Colette, Sido (1929), Paris, Hachette, 2025.
BIBLIOGRAPHIE
Colette, Ces plaisirs… (1932) ; réédité sous le titre Le Pur et l’Impur en 1941. Édition de référence pour le présent texte : Colette, Le Pur et l’Impur, Paris, Hachette, 2004.
Colette, La Vagabonde (1910). Édition de référence pour le présent texte : Colette, La Vagabonde, Paris, Albin Michel, 1990.
Colette, Le blé en herbe (1923), Paris, Flammarion, 1974.
Colette, Moi, c’est mon corps qui pense, Paris, Éditions Payot & Rivages, 2025.
Carmen Boustani, L’écriture-corps chez Colette, Bibliothèque d’Études Féminines, Villenave-D’Ornon, Éditions Fus-Art, 1993.
Dominique Bona, Colette et les siennes, Paris, Grasset, 2017.
Émilie Bouvard, Julien Dimerman, Laurence Le Bras, Les mondes de Colette, Paris, Gallimard-Bibliothèque nationale de France, 2025.
Frédéric Canovas, Martine Reid, Genre et identités sexuées chez Colette, Mont-Saint-Aignan, Presses Universitaires de Rouen et du Havre, 2023.
Julia Kristeva, Le génie féminin. La vie, la folie, les mots. III – Colette, Paris, Gallimard, coll. « Folio essais », 2004.
Madeleine Lazard, Colette, Paris, Gallimard, 2008.
Marine Rambach, Colette pure et impure. Bataille pour la postérité d’un écrivain, Paris, Éditions gaies et lesbiennes, 2004.